VAE 2026 : nouvelles obligations pour les organismes de formation

La VAE en 2026 : un dispositif profondément transformé

La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) connaît en 2026 une accélération majeure de sa modernisation. Après la loi du 21 décembre 2022 qui avait posé les bases d’une refonte complète, plusieurs textes réglementaires récents viennent préciser les nouvelles règles du jeu pour les organismes de formation et les candidats.

France VAE : un portail national en pleine expansion

Le portail France VAE (francevae.fr), opéré par le Groupement d’Intérêt Public (GIP), poursuit son déploiement avec désormais plus de 280 certifications accessibles en ligne. L’objectif affiché reste d’atteindre 100 000 parcours VAE par an, contre environ 30 000 historiquement. Pour les organismes accompagnateurs, cela implique une montée en charge significative et une adaptation aux nouvelles modalités numériques de suivi des candidats.

Suppression de la durée minimale d’activité

L’un des changements les plus structurants concerne la suppression de la condition de durée minimale d’activité. Auparavant fixée à un an, cette exigence n’est plus requise. Toute personne justifiant d’une activité en rapport avec la certification visée peut désormais engager une démarche VAE, quel que soit le temps passé dans cette activité. Cette mesure ouvre la VAE à un public beaucoup plus large, notamment les personnes en reconversion ou en début de carrière.

Nouvelles obligations déclaratives sur EDOF

Depuis le 19 février 2026, la Caisse des Dépôts a renforcé les exigences de renseignement sur la plateforme EDOF (Espace Des Organismes de Formation). Les organismes doivent désormais fournir des données plus détaillées sur leurs offres, incluant les modalités pédagogiques, les taux de réussite et les indicateurs de satisfaction. Cette transparence accrue vise à mieux orienter les bénéficiaires du CPF et à lutter contre les pratiques frauduleuses.

Le décret 2026-126 : nouvelles règles pour le bilan de compétences

Le décret n° 2026-126 introduit une règle importante : un bénéficiaire ne pourra mobiliser son CPF pour un nouveau bilan de compétences qu’après un délai de 5 ans suivant le précédent bilan financé par le CPF. Cette mesure impacte directement les organismes proposant des bilans de compétences et nécessite une adaptation de leur communication commerciale et de leur gestion des parcours clients.

Ce que cela change pour les organismes de formation

Ces évolutions imposent aux organismes de formation plusieurs adaptations concrètes :

1. Mise à jour des process d’accompagnement VAE : les parcours doivent intégrer les nouvelles modalités du portail France VAE et s’adapter à des profils de candidats plus diversifiés, sans condition de durée d’expérience.

2. Conformité EDOF renforcée : les fiches de formation sur EDOF doivent être complétées avec les nouvelles données obligatoires avant toute commercialisation via le CPF.

3. Adaptation de l’offre bilan de compétences : la règle des 5 ans entre deux bilans CPF nécessite de repenser les parcours de fidélisation et d’informer clairement les bénéficiaires.

4. Veille réglementaire continue : dans un contexte où les textes se succèdent rapidement, maintenir une veille active est indispensable pour rester en conformité, notamment vis-à-vis du référentiel Qualiopi.

Mon école de formation vous accompagne

Chez Mon école de formation, nous intégrons ces évolutions dans l’ensemble de nos prestations. Notre expertise en VAE et en bilan de compétences nous permet d’accompagner aussi bien les candidats que les professionnels du secteur médico-social dans cette transition. Besoin d’un accompagnement VAE ou d’un bilan de compétences conforme aux dernières réglementations ? Contactez-nous pour échanger sur votre projet.

LFSS 2026 : quels impacts pour le secteur médico-social ?

LFSS 2026 : un budget en hausse mais des attentes encore fortes

La loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026, publiée au Journal officiel le 31 décembre 2025, apporte des évolutions significatives pour le secteur social et médico-social. Si les enveloppes sont supérieures à 2025, les fédérations du secteur estiment néanmoins que ce budget reste insuffisant face aux enjeux actuels.

Budget de la CNSA en hausse

Le budget 2026 de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) prévoit une hausse des crédits alloués aux politiques de l’autonomie et du handicap. Les priorités affichées visent à répondre à trois enjeux majeurs : la revalorisation des financements des EHPAD, le soutien aux services à domicile et le renforcement des moyens des MDPH.

Un nouveau crédit d’impôt pour les résidents d’EHPAD

Mesure phare de cette LFSS : l’instauration d’un crédit d’impôt de 25 % sur les frais d’hébergement payés par les résidents d’EHPAD. Cette réforme devrait concerner près de 424 000 résidents dès 2026, pour un coût estimé à 600 millions d’euros par an pour l’État. Une avancée concrète pour les familles confrontées au coût élevé de l’hébergement en établissement.

Services d’aide à domicile : des inquiétudes persistantes

Malgré ces avancées, le secteur de l’aide à domicile reste fragilisé. Le GR31, groupement d’acteurs du secteur, déplore l’absence de mesures de revalorisation salariale et de fonds d’investissement pour les structures d’aide à domicile. L’équilibre qui permettait à de nombreuses personnes âgées de rester chez elles se fissure, avec un risque accru de recours contraint à l’hébergement en EHPAD.

Réforme de la tarification des EHPAD

L’expérimentation de la fusion des sections soins et dépendance se poursuit dans 23 départements. Si elle est concluante, cette réforme pourrait être généralisée à partir de 2027, simplifiant la compréhension des coûts pour les familles et les professionnels du secteur.

L’impact sur la formation des professionnels

Ces évolutions réglementaires renforcent le besoin de formation continue des professionnels du médico-social. Comprendre les nouvelles modalités de financement, accompagner les résidents et leurs familles dans ces changements, adapter les pratiques aux nouvelles réglementations : autant de compétences que nos formations vous aident à développer.

Contactez-nous pour découvrir nos formations adaptées aux professionnels du secteur médico-social.

CPF 2026 : ce qui change pour les bilans de compétences et la formation professionnelle

Des changements importants pour le CPF en 2026

La loi de finances pour 2026, publiée au Journal officiel le 20 février 2026, instaure des évolutions majeures pour le Compte Personnel de Formation. Ces changements impactent directement les organismes de formation, les salariés et les demandeurs d’emploi.

Nouveaux plafonds de prise en charge

Le décret n°2026-127 du 24 février 2026 fixe désormais des plafonds de prise en charge par le CPF selon le type d’action :

1 500 € pour les certifications et habilitations enregistrées au répertoire spécifique
1 600 € pour les bilans de compétences
– Le reste à charge pour le titulaire du CPF passe à 103,20 € (contre 100 € précédemment)

Bilans de compétences : nouvelles règles de financement

Le décret n°2026-126 du 24 février 2026 réforme en profondeur les conditions de prise en charge des bilans de compétences. Désormais, seules les heures d’accompagnement effectivement réalisées par un prestataire pourront être financées via le CPF. De plus, un titulaire ne pourra mobiliser de nouveau ses droits CPF pour un bilan de compétences que s’il n’a pas bénéficié d’un financement public pour ce même dispositif au cours des cinq années précédentes.

La nouvelle « période de reconversion »

La loi du 24 octobre 2025 a créé un nouveau dispositif : la période de reconversion. Deux décrets parus au Journal Officiel du 31 janvier 2026 en précisent les modalités. Le montant moyen de prise en charge par l’opérateur de compétences est établi à 5 000 € par parcours, offrant une nouvelle voie de financement pour les salariés en transition professionnelle.

Ce que cela signifie pour nos apprenants

Ces évolutions renforcent l’importance d’un accompagnement de qualité dans les démarches de formation et de bilan de compétences. Chez Mon école de formation, nous restons mobilisés pour vous accompagner dans la compréhension de ces nouvelles règles et dans l’optimisation de vos parcours de formation.

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question sur le financement de votre formation ou de votre bilan de compétences.

CPF 2025 : le reste à charge entre en vigueur et redéfinit l’accès à la formation

Le reste à charge CPF : une participation de 100 € pour les titulaires

Depuis le 2 mai 2024, un reste à charge de 100 euros est appliqué à toute mobilisation du Compte Personnel de Formation. Cette mesure, prévue par la loi de finances pour 2023, modifie en profondeur l’accès à la formation professionnelle financée par le CPF. Après plusieurs mois de mise en œuvre, un premier bilan se dessine pour les organismes de formation.

Quel impact sur les inscriptions ?

Les premiers retours montrent une baisse significative des inscriptions CPF, estimée entre 20 et 30 % selon les secteurs. Les formations courtes et les certifications à faible valeur ajoutée perçue sont les plus touchées. En revanche, les formations à forte dimension professionnalisante — comme le bilan de compétences ou les accompagnements VAE — résistent mieux, les bénéficiaires considérant ces investissements comme stratégiques pour leur carrière.

Les exemptions à connaître

Certains publics sont exemptés du reste à charge : les demandeurs d’emploi ne sont pas concernés par cette participation. Par ailleurs, lorsque l’employeur co-finance la formation via un abondement, le reste à charge peut être pris en charge. Ces exemptions sont importantes à communiquer aux bénéficiaires potentiels pour maintenir l’attractivité des offres de formation.

Renforcement de la lutte contre la fraude

Parallèlement au reste à charge, les contrôles sur les organismes de formation référencés sur Mon Compte Formation se sont intensifiés. La Caisse des Dépôts a renforcé ses procédures de vérification, avec des exigences accrues sur la conformité des offres, la réalité des prestations et la satisfaction des bénéficiaires. Pour les organismes certifiés Qualiopi, cette vigilance renforce l’importance d’une documentation rigoureuse de chaque prestation.

Comment s’adapter en tant qu’organisme de formation ?

Face à ces évolutions, plusieurs leviers d’adaptation existent pour les organismes de formation :

1. Valoriser la qualité de l’accompagnement : dans un contexte où le bénéficiaire paie une partie, la qualité perçue devient un critère de choix déterminant. Mettre en avant les résultats, les témoignages et les indicateurs Qualiopi est essentiel.

2. Informer sur les dispositifs de financement complémentaires : abondements employeur, aides régionales, co-financements OPCO — les alternatives au CPF seul méritent d’être mises en avant auprès des candidats.

3. Maintenir une veille active : les règles du CPF évoluent rapidement. Se tenir informé est indispensable pour conseiller au mieux les bénéficiaires et rester en conformité avec les exigences de Qualiopi (indicateur 25).

Mon école de formation vous informe

Chez Mon école de formation, nous accompagnons nos bénéficiaires dans la compréhension de ces nouvelles règles et les aidons à optimiser le financement de leur parcours. Bilan de compétences, VAE, formations certifiantes dans le médico-social : contactez-nous pour construire ensemble votre projet professionnel.

France VAE 2025 : la validation des acquis se réinvente avec la loi Plein Emploi

La VAE fait peau neuve en 2025

La loi du 18 décembre 2023 pour le Plein Emploi a engagé une transformation profonde de la Validation des Acquis de l’Expérience. En 2025, ses effets concrets commencent à se faire sentir pour les organismes de formation et les candidats du secteur médico-social.

France VAE : un guichet unique opérationnel

Le portail France VAE (francevae.fr) est désormais pleinement opérationnel. Ce service public numérique centralise l’ensemble du parcours VAE : de l’information initiale jusqu’à la décision du jury, en passant par la mise en relation avec un architecte accompagnateur de parcours (AAP). Pour les professionnels du médico-social, plusieurs certifications clés sont déjà accessibles sur la plateforme, notamment le DEAES (Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social) et le DEAS (Diplôme d’État d’Aide-Soignant).

Un accès simplifié pour les candidats

Parmi les changements majeurs apportés par la réforme, la suppression de la durée minimale d’expérience d’un an ouvre la VAE à un public bien plus large. Désormais, toute personne exerçant ou ayant exercé une activité en rapport avec la certification visée peut entamer une démarche, sans condition de durée. Cette mesure est particulièrement pertinente dans le secteur médico-social où de nombreux professionnels exercent depuis peu mais disposent déjà de compétences solides acquises sur le terrain.

Ce qui change pour les organismes accompagnateurs

Les organismes de formation souhaitant accompagner des candidats VAE doivent désormais s’inscrire comme architectes accompagnateurs de parcours (AAP) sur le portail France VAE. Cette inscription implique de répondre à un cahier des charges précis et de s’engager sur des indicateurs de qualité. Les accompagnements sont financés directement via la plateforme, selon un forfait défini par certification.

L’articulation avec Qualiopi

Pour les organismes certifiés Qualiopi, l’accompagnement VAE fait partie des actions concernées par le référentiel national qualité. L’indicateur 25 relatif à la veille sectorielle prend ici tout son sens : les évolutions réglementaires de la VAE doivent être intégrées dans les pratiques d’accompagnement et documentées dans le cadre de l’amélioration continue.

Mon école de formation s’adapte

Chez Mon école de formation, nous suivons de près ces évolutions pour adapter nos prestations d’accompagnement VAE et de bilan de compétences. Notre ancrage dans le secteur médico-social nous permet d’accompagner efficacement les candidats vers les certifications les plus demandées. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur les nouvelles modalités d’accompagnement VAE.

Nouveau Décret pour Simplifier l’Accès aux Soins de vos bénéficiaires : Découvrez le ROR

Le 17 novembre 2023, un grand pas a été franchi dans l’amélioration de l’accès aux soins de santé en France. Le gouvernement a lancé le « répertoire national de l’offre et des ressources en santé et accompagnement social et médico-social », plus simplement appelé le ROR. Ce système, développé par l’Agence du numérique en santé, est un outil numérique révolutionnaire.

Mais qu’est-ce que le ROR exactement ? En bref, c’est une base de données complète qui regroupe des informations essentielles sur les différents services de santé et d’accompagnement social disponibles en France. Jusqu’à présent, 76 % des établissements médico-sociaux du pays ont été intégrés dans ce répertoire. Cela signifie que si vous avez besoin de trouver un établissement ou un professionnel de santé, le ROR peut vous orienter vers l’option la plus adaptée à vos besoins.

Le ROR offre une vue claire et structurée des services disponibles, incluant des détails tels que les spécialisations des établissements, leurs localisations et même les équipements spécifiques qu’ils proposent. Pour les professionnels de santé, cela représente un outil précieux pour conseiller et orienter leurs patients vers les services les plus appropriés, assurant ainsi une prise en charge optimale.

En somme, que vous soyez un professionnel de santé ou un patient à la recherche d’un service spécifique, le ROR est là pour simplifier votre parcours dans le système de santé français.

Pour y accéder : https://www.sante.fr/