Le reste à charge CPF : bilan après plusieurs mois de mise en œuvre
Depuis le 2 mai 2024, un reste à charge de 100 euros est appliqué à toute mobilisation du Compte Personnel de Formation (décret du 29 avril 2024). Cette mesure, prévue par la loi de finances pour 2023, modifie en profondeur l’accès à la formation professionnelle financée par le CPF. Depuis le 1er janvier 2025, ce montant a été revalorisé à 102,23 € par arrêté du 26 décembre 2024, en application de l’indexation sur l’inflation.
Quel impact sur les inscriptions ?
Les premiers retours montrent une baisse significative des inscriptions CPF depuis la mise en place du reste à charge. Les formations courtes et les certifications à faible valeur ajoutée perçue sont les plus touchées. En revanche, les formations à forte dimension professionnalisante — comme le bilan de compétences ou les accompagnements VAE — résistent mieux, les bénéficiaires considérant cet investissement comme justifié au regard de la qualité de l’accompagnement.
Qui est exonéré du reste à charge ?
Certains publics restent exonérés de cette participation forfaitaire :
- Les demandeurs d’emploi
- Les salariés bénéficiant d’un abondement de leur employeur
- Les titulaires mobilisant leurs points du Compte Professionnel de Prévention (C2P)
- Les bénéficiaires d’un abondement AT-MP (accident du travail / maladie professionnelle)
Renforcement de la lutte contre la fraude
Parallèlement au reste à charge, les contrôles sur les organismes de formation référencés sur Mon Compte Formation se sont intensifiés. La Caisse des Dépôts a renforcé ses procédures de vérification, avec des exigences accrues sur la conformité des offres, la réalité des prestations et la satisfaction des bénéficiaires. Pour les organismes certifiés Qualiopi, cette vigilance renforce l’importance d’une documentation rigoureuse de chaque prestation.
Comment s’adapter en tant qu’organisme de formation ?
1. Valoriser la qualité de l’accompagnement : dans un contexte où le bénéficiaire paie une partie, la qualité perçue devient un critère de choix déterminant.
2. Diversifier les sources de financement : abondements employeurs, Opco, dispositifs régionaux — il est essentiel d’informer les bénéficiaires sur les possibilités de co-financement.
3. Maintenir une veille réglementaire active : le montant du reste à charge est indexé et susceptible d’évoluer chaque année. Rester informé est indispensable pour conseiller au mieux les bénéficiaires et rester en conformité avec Qualiopi (indicateur 25).
Mon école de formation vous informe
Chez Mon école de formation, nous accompagnons nos bénéficiaires dans la compréhension de ces nouvelles règles et les aidons à optimiser le financement de leur parcours. Bilan de compétences, VAE, formations certifiantes dans le médico-social : contactez-nous pour construire ensemble votre projet professionnel.
